Ci-dessous  quelques extraits de critiques trouvées sur le net...

À l’usine textile Bel Maille de Roanne, qui a servi de décor à la La Fille du patron, comédie sociale sur une entreprise menacée, la réalité rattrape la fiction : la société est placée en redressement judiciaire et son patron reçoit de possibles repreneurs. Il leur tient comme aux autres un seul discours – un mantra : « Préserver la pérennité d’un savoir-faire dans son ancrage local »... Six mois durant, Charlotte Pouch filme les réunions et surtout l’atelier aux machines belles et complexes dont les bobines multicolores ont tricoté des tissus innovants. Elle parvient à circonscrire un lieu vivant, à l’atmosphère familiale, certains des ouvriers ayant effectué toute leur carrière chez Bel Maille. À la fois à l’image et au son, elle enregistre au cours du feuilleton judiciaire une baisse de régime de plus en plus manifeste : les bobines et les hommes ralentissent jusqu’à un point d’attente insoutenable, la super-secrétaire se résout à bouquiner faute de commandes à traiter, le repreneur potentiel propose un plan flou... Par-delà la double allusion textile et cinématographique de « bobines », le titre porte l’écho de Des souris et des hommes de John Steinbeck : la qualité des échanges et la façon de filmer les lieux traduisent une profonde admiration pour cette humanité lucide et combative. La réalisatrice a eu pour viatique une citation de La Condition ouvrière de Simone Weil : « Maintenant, c’est comme ceci que je sens la question sociale : une usine, cela doit être […] un endroit où on se heurte durement, douloureusement, mais quand même joyeusement à la vraie vie. » (Charlotte Garson)

Cinémadureel.org

La prestation de la comédienne n’est pas pour rien dans la réussite exceptionnelle de ce film qui, en évitant le didactisme, dresse l’un des plus passionnants portraits de la France contemporaine vus récemment sur les écrans.

 

Olivier de Bruyn, Marianne

Les visages sont cassés, malmenés, masqués, inquiets, confondus (grand gag), et l’on ne peut jamais savoir avec certitude, du premier au dernier plan (illuminé par la voix déchirante d’Iggy Pop) ce qu’ils expriment. Ils sont simplement là, disponibles à la fiction, dans un présent perpétuel, addicts à l’extase, ne demandant qu’à passer du bon temps avant de devoir s’éteindre à leur tour.

Ce principe confère une aura d’urgence à tout ce qui passe devant la caméra des frangins, qui ne sont jamais meilleurs que dans la captation de la panique et de ses conséquences. Good Time est ainsi le récit magnifique d’un sauvetage et d’une dérive, ce qui va toujours de pair pour les réalisateurs de Lenny and the Kids et Mad Love in New York. Chez les Safdie, l’amour (a fortiori fraternel) est un absolu, mais il ne s’embarrasse d’aucun principe moral. Il est vital, mais également malade et dangereux. Il permet d’avancer, mais peut vous engloutir à chaque seconde.

 

Jacky Goldberg, Les Inrocks



Et aussi quelques sites où trouver des critiques de films



Espace Renoir 12 bis rue Jean Puy 42300 Roanne