Agenda :

En septembre quatre films japonais en version restaurée + une conférence le vendredi 14 septembre par un spécialiste du cinéma japonais.

CYCLE CINÉMA JAPONAIS : IMAMURA et SUZUKI EN HOMMAGE À PAUL JEUNET
SUZUKI, un nom plus connu des motards que des cinéphiles. Pourtant, Seijun Suzuki (1923-2017), considéré comme un bon réalisateur commercial, un peu à part, décalé voire même sulfureux, devenu une référence et un modèle pour Jarmush, Tarantino et Anderson a réalisé, entre 1956 et 1967 plus de 40 films au sein de la Nikkatsu, la plus ancienne des majors japonaises, qui le congédia à la sortie de La marque du tueur, jugé peu compréhensible. Souvenons nous que Le grand sommeil et En 4ème vitesse parmi bien d’autres se sont aussi attiré longtemps ce reproche.
Quoi qu’il en soit, comme l’écrivait si bien Jacques Zimmer dans La revue du cinéma de décembre 1974 "De l’un des cinémas les plus importants du monde nous ne connaissons que des bribes… Quelques authentiques voyageurs nous apportent l’écho d’un cinéma japonais très éloigné des normes culturelles du film de festival… De ce cinéma nous ne connaissons presque rien… et le cinéphile frustré peut toujours rêver sur les photos de Barrière de chair… C’est que le cinéma japonais de consommation courante est d’une vigueur dans la cruauté qui ne peut qu’effrayer les âmes sensibles de nos censeurs". Notre explorateur, notre passeur, ce fut Paul Jeunet, qui, il y a quelques décennies nous fit découvrir entre autres réalisateurs originaux, Seijun Suzuki.
Vieux motard que jamais.

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